Répression de la cybercriminalité

 Répression de la cybercriminalité au Burkina Faso : un atelier pour proposer un avant-projet de loi.

 La Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Madame Hadja   OUATTARA/SANON, a co-présidé avec son homologue de la Justice, des Droits humains et de la   Promotion civique, Monsieur René BAGORO, la cérémonie d’ouverture d’un atelier national pour   l’élaboration d’un avant-projet de loi sur la répression de la cybercriminalité au Burkina Faso.

C’était   dans la matinée du lundi 12 mars 2018 à Ouagadougou au Burkina Faso.

 L’atelier vise à faire une évaluation sans complaisance du cadre juridique existant pour déceler les insuffisances et   les vides juridiques en vue de la rédaction d’un avant-projet de loi relatif à la répression de la cybercriminalité au   Burkina Faso en étroite collaboration avec les experts du Conseil de l’Europe.

 Monsieur Manuel DE ALMEIDA PEREIRA, Chef du Projet Action Globale contre la cybercriminalité GLACY+ du Conseil   de l’Europe dont la contribution a permis la tenue de l’atelier, a indiqué dans son discours que « nous vivons dans des temps très dangereux aujourd’hui. Le monde que nous connaissions il y a 20 ans a radicalement changé et la criminalité a évolué à un degré qui tend à être plus élevé que celui dans lequel se trouve l’application de la loi ».

Dans son discours d’ouverture de l’atelier, Monsieur René BAGORO a renchéri en affirmant  que  « l’on assiste ces dernières années au développement d’une nouvelle criminalité dont la particularité est qu’elle s’appuie sur les réseaux et les services de communications électroniques. Si elle n’est pas dirigée contre l'intégrité, la disponibilité et la confidentialité des systèmes informatiques et des réseaux, elle se sert d’eux comme moyens de commission des infractions ».

Comme la loi doit évoluer au gré du changement de la société, les participants ont pour mission, pendant 4 jours de réfléchir afin proposer un avant-projet de loi à la hauteur des nouvelles formes de criminalités qui se développent en lien avec les technologies de l’information et de la communication.

Dans l’interview qu’elle a accordée à la presse à l’issue de la cérémonie d’ouverture, Madame Hadja OUATTARA/SANON a tout d’abord rappelé que la cybercriminalité constitue une préoccupation pour son département qui a d’ailleurs commandité, en collaboration avec l’Assemblée nationale et l’Organisation internationale de la Francophonie, une étude sur la cyberlégislation au Burkina Faso dont la restitution a eu lieu le mardi 6 mars dernier à l’Hémicycle. Poursuivant, elle a indiqué qu’avec les nouvelles formes de criminalité qui se présentent aux Burkinabè, il faut nécessairement reformer le Code pénal pour dissuader davantage les cybercriminels. C’est cette volonté qui justifie selon elle la tenue du présent atelier.

 

DCPM/MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES