Plateforme Grin Bloggueur

Connexion internet : la fluidité et la baisse du coût d’accès en perpective. La Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Madame Hadja OUATTARA/SANON, était l’invitée, ce jeudi 7 juin 2018, du Grin Bloggueur, une plateforme de redevabilité et de reddition des comptes mise en place par l’Association des Blogueurs du Burkina Faso (ABB).Pendant plus de deux heures d’horloge, Madame Hadja OUATTARA/SANON s’est entretenue à bâtons rompus avec les blogueurs sur le thème : « Qualité et coût de l’internet au Burkina Faso ».

Pour aborder la thématique, la Ministre en charge des TIC a indiqué que la connectivité repose sur deux aspects majeurs : la réalisation d’infrastructures et l’acquisition de la capacité.Parlant de la réalisation d’infrastructures, Madame Hadja OUATTARA/SANON relèvera que l’existant (1300 km de fibres optiques  en 2016) est très insignifiant par rapport aux besoins réels du pays qui sont de l’ordre de 12 000 km de fibres optiques pour mailler tout le territoire national. C’est pourquoi a-t-elle indiqué, la mise en œuvre du projet backbone national des télécommunications (10 000 km) dont la première phase d’une longueur de 2001 km en cours d’exécution permettra de désengorger notre pays en matière de transport du numérique. Et c’est à ce niveau, fait comprendre Madame Hadja OUATTARA/SANON, que se manifeste la différence de coût du méga entre pays à littoral et ceux sans littoral. Selon la Ministre en effet, la capacité internet se trouve dans les câbles sous-marins, les pays à littoral investissent moins dans le déploiement de la fibre optique  pour conduire la capacité sur leur territoire par rapport aux pays enclavés comme le Burkina Faso. Cependant, rassure-t-elle, l’Etat vient d’acquérir 5 Gigas qu’il décide à céder aux opérateurs et aux fournisseurs d’accès à internet à un prix social de 44 000 FCFA le Méga. Avec ce renforcement en capacité internet, la Ministre en charge des TIC   a bon espoir que la fluidité pourrait se constater d’ici à trois mois et à un prix beaucoup plus accessible.D’autres questions relatives à l’offre de services des opérateurs de téléphonie mobile, la cession de 10% des actions de l’Etat à Maroc Télécom, la sécurisation des infrastructures télécom, entre autres, étaient au menu de ces échanges.
DCPM/MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES