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15ème édition de la Semaine du Numérique L’inclusion financière par le numérique au menu des échanges


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La 15ème édition de la Semaine du Numérique continue de dérouler son programme. Ce mercredi 20 novembre 2019, a eu lieu l’ouverture de la journée du thème. Les débats sur le thème de l’année « vers des instruments financiers innovants pour le bien-être du citoyen à l’ère du numérique » se sont déroulés en présence de Madame Hadja OUATTARA/SANON, Ministre en charge du développement de l’économie numérique.



Deux panels ont été animés à cette occasion par des érudits du secteur sous la modération de Monsieur Izaï TOE, ancien Directeur général des TIC. Ils ont tous parlé d’innovations numériques et d’accès aux financements devant un parterre d’élèves et d’étudiants, d’opérateurs de banque. Eux, ce sont les experts en TIC, composés de Dr Sylvestre OUEDRAOGO, Directeur de l’Association YAMPUKRI, de Monsieur TOE Aristide, Expert en TIC et commerce et de Monsieur Lassané OUEDRAOGO, Directeur Général de l’incubateur KéoLID. Trois sous thèmes ont été respectivement développés par ces experts. Il s’agit de « comment innover pour accélérer la finance numérique digitale ; les outils financiers innovants pour le bien-être des citoyens ; l’accès des services financiers par les populations ».

 

Abordant le sous thème « comment innover pour accélérer la finance numérique digitale? », Dr Sylvestre OUEDRAOGO a d’abord expliqué aux jeunes la notion de start up avant d’égrainer les opportunités qu’offre le numérique. Pour lui, l’information numérique peut être segmentée à trois niveaux. Le niveau 1 qui est l’utilisation des réseaux sociaux, le niveau 2 qui est l’utilisation des porte-monnaie électroniques et le niveau trois 3, c’est d’arriver à accéder au crédit. Pour le conférencier les jeunes peuvent commencer le niveau 1 à travers l’accompagnement des entreprises et les organisations paysannes sur la création de plateformes web et un partage de leurs informations sur les réseaux sociaux.  Pour lui, les opportunités à saisir se trouvent dans le monde rural. Pour le conférencier, chacun a sa place pour porter les informations des entreprises et organisations paysannes sur internet. « L’argent se trouve dans le monde rural et non en ville, investissez-vous dans le secteur rural. Faites des choses, développer des applications accessibles », a-t-il lancé aux jeunes.  Quant aux opérateurs de banques, le conférencier les a invités à encourager les jeunes et à ne pas entrer dans une concurrence de création de solutions.

 

Le panelistes Monsieur Aristide TOE, Expert en TIC et commerce a abordé le sous thème sur l’accès des services financiers par les populations. A l’en croire, le taux de bancarisation est faible au Burkina Faso avec une moyenne de 22,2% en 2018. Cette situation pousse les populations à garder leur argent sur soit, ce qui entraine des vols et un blocage pour l’accès aux crédits. Le numérique offre des opportunités à travers la création de solutions informatiques, et le conférencier a invité les jeunes à créer des solutions. Il a par ailleurs présenté l’ensemble des services offerts par Ecobank et les rapports qu’entretient sa banque avec les starts up. Pour Madame Hadja OUATTARA/SANON, l’Etat n’a pas à créer des services à valeur ajoutée, c’est aux starts up de le faire. L’Etat crée des infrastructures, c’est aux jeunes de créer des starts up. La matière première c’est la communication électronique, le terrain est encore vierge »

 

Le troisième communicateur de ce premier panel, Monsieur Lassané OUEDRAOGO, Directeur Général de l’incubateur KéoLID et Expert en TIC, a abordé le sous thème « outils financiers innovants pour le bien-être des citoyens ». Après avoir décliné les difficultés liées aux financements des entreprises et donner les différentes sources de financement, il a terminé sa communication sur une recommandation : que l’administration et les entreprises puissent travailler avec les starts up.

« Faisons moins de bruits, allons-y dans l’action ».

 

Le deuxième panel a porté sur l’appropriation des outils financiers innovants. Les experts communicateurs sur ce panel sont : Monsieur Fousséni KONE, Directeur Régional de la Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins, Monsieur Lassina BAMBA, Directeur Général de la Fondation Kamalfa et de Monsieur Ousseynou Nar GUEYE, Secrétaire Permanent de l4organisation des Professionnels des TIC (OPTIC) du Sénégal. Monsieur Fousséni KONE a abordé sa communication sur comment on peut améliorer l’existant pour faciliter le financement des petites et moyennes entreprises. Pour lui, le numérique peut être un catalyseur pour aider les petites entreprises à émerger.

 

Le Directeur Générale de la Fondation Kamalfa, Monsieur Lassina BAMBA, a parlé de l’inclusion financière des femmes. Pour lui, plus de 500 millions de femmes africaines sont financièrement exclues. Mais il reste optimiste que le miracle est possible en ce sens que les téléphones sont dans tous les villages et ces téléphones constituent une forme d’alphabétisation de ces femmes. Il faut installer des infrastructures de communication numérique en milieu rural. Faisons moins de bruits, allons-y dans l’action. 

 

S’exprimant sur l’expérience du Sénégal en matière d’outils financiers innovants, Monsieur Ousseynou Nar GUEYE, Secrétaire Permanent de l4organisation des Professionnels des TIC (OPTIC) du Sénégal a d’abord félicité le Burkina Faso pour son taux de 16% de bancarisation contre 6% pour le Sénégal.  Au cours de ces panels, les échanges ont été enrichissants. Les questions posées par les participants ont trouvé des réponses de la part des panélistes et de la Ministre du Développement de l’Economie Numérique et des Postes.

 


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